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Les centrales syndicales de salariés lancent un appel à la grève pour demain, mais pourquoi faire? Il est difficile de trouver les motifs à ce mouvement social qui sera, paraît-t-il, très suivi. Comme quoi, les raisons de cette grève sont plus une question de forme que de fond.
Au niveau national, les syndicats demandent l’ouverture de négociations sur les salaires et sur l’utilisation du chômage partiel. Ils veulent que ces négociations soient une condition à l’allégement des cotisations sociales et aux aides publiques. Ils souhaitent un développement de la formation professionnelle. Et ils demandent au gouvernement de renoncer aux suppressions de postes dans la fonction publique. D’autres part, ils demandent l’abrogation des lois qui remettent en cause la réduction du temps de travail, le retrait de la proposition de loi sur la proposition du travail le dimanche et le respect du dialogue social sur tous les projets qui touchent à la réglementation du travail.
Au niveau européen, les syndicats demandent une relance par la consommation et réglementer la finance internationale.
La grève de demain est un mouvement brouillon et qui ne correspond à rien. En période de crise, les salariés ont bien entendu le droit de faire grève. Pourtant, il me semble qu’en période de crise, il ne faut pas user de ce droit pour ce genre de revendications. Notre économie va perdre demain une journée de PIB ; nous n’avions pas besoin de cela en période de récession.
Les syndicats réclament un recul sur des réformes et des engagements du Président de la République. Les Français ont élu Nicolas Sarkozy pour réformer la France… il ne doit évidemment pas reculer devant le conservatisme des syndicats. Les centrales ne font pas preuve de modernité lorsqu’elles réclament une relance par la consommation. Ce type de relance n’a jamais fonctionné en France et ce serait une erreur grave de la mettre en place. La crise, en France, est une crise de la finance et de l’investissement. Et , le gouvernement a mis en place un plan pour remettre au plus vite la France sur les rails de la croissance. Ceux qui réclament une relance par la consommation n’ont pas compris que la France a un problème d’offre, pas de relance.
Cesser le travail est un acte symbolique qui a des conséquences. Et j’estime que les syndicats devraient faire preuve de responsabilité et d’un peu d’unité nationale au lieu de faire des démonstrations de force en période de crise. Je plains les salariés d’être représentés par des syndicats qui ne parviennent pas à avoir la légitimité d’être des acteurs du débat public. Il devient urgent de réformer la représentation syndicale.


