L’UMP a annoncé à la fin du mois de décembre qu’elle souhaitait un large débat sur la question de la fusion des régions et des départements. Elle a ainsi annoncé qu’à l’intérieur de notre Parti, le débat était ouvert et que la question n’était pas tranchée.

A titre personnel, j’estime qu’un échelon politique doit disparaitre parce que le département en tant qu’ entité politique n’est plus viable. Avec la régionalisation, avec la décentralisation et avec le processus de l’Union Européenne, nos régions sont appelées à avoir de plus en plus d’importance. A l’inverse, il me semble que les compétences du département pourraient tout aussi bien fusionner avec celles des régions. Je crois que si la suppression des départements suscite tant de polémiques, c’est parce que des femmes et des hommes élus au suffrage universel direct voient leurs mandats et les compétences de leur collectivité être dévalorisés. Leur sensibilité à cette question est bien entendu tout à fait compréhensible. Et il ne s’agit absolument pas de dire que ce que font les conseils généraux ne sert à rien. Ce n’est pas du tout le cas.

Je suis favorable à ce que la fusion des régions et des départements aboutisse à des régions plus équilibrées, avec des compétences plus larges, et un vrai pouvoir politique. Pour cela, je crois qu’il est préférable de créer des conseils régionaux composés d’élus au suffrage universel uninominal à deux tours, pourquoi pas issus de nos cantons.

Il est vrai que les Français sont attachés au département mais je pense qu’il peut continuer à exister administrativement avec le Préfet de département ainsi que dans les mentalités.

Cette question est la preuve du volontarisme impressionnant de notre Président de la République parce que c’est un débat qui va secouer beaucoup de conservatisme dans le microcosme politique. Mais pour des raisons de cout mais également d’efficacité dans la Démocratie locale, c’est indispensable.