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L’UMP a annoncé à la fin du mois de décembre qu’elle souhaitait un large débat sur la question de la fusion des régions et des départements. Elle a ainsi annoncé qu’à l’intérieur de notre Parti, le débat était ouvert et que la question n’était pas tranchée.
A titre personnel, j’estime qu’un échelon politique doit disparaitre parce que le département en tant qu’ entité politique n’est plus viable. Avec la régionalisation, avec la décentralisation et avec le processus de l’Union Européenne, nos régions sont appelées à avoir de plus en plus d’importance. A l’inverse, il me semble que les compétences du département pourraient tout aussi bien fusionner avec celles des régions. Je crois que si la suppression des départements suscite tant de polémiques, c’est parce que des femmes et des hommes élus au suffrage universel direct voient leurs mandats et les compétences de leur collectivité être dévalorisés. Leur sensibilité à cette question est bien entendu tout à fait compréhensible. Et il ne s’agit absolument pas de dire que ce que font les conseils généraux ne sert à rien. Ce n’est pas du tout le cas.
Je suis favorable à ce que la fusion des régions et des départements aboutisse à des régions plus équilibrées, avec des compétences plus larges, et un vrai pouvoir politique. Pour cela, je crois qu’il est préférable de créer des conseils régionaux composés d’élus au suffrage universel uninominal à deux tours, pourquoi pas issus de nos cantons.
Il est vrai que les Français sont attachés au département mais je pense qu’il peut continuer à exister administrativement avec le Préfet de département ainsi que dans les mentalités.
Cette question est la preuve du volontarisme impressionnant de notre Président de la République parce que c’est un débat qui va secouer beaucoup de conservatisme dans le microcosme politique. Mais pour des raisons de cout mais également d’efficacité dans la Démocratie locale, c’est indispensable.
L’armée israélienne est de retour dans les territoires palestiniens et c’est un leitmotiv dans l’histoire du Proche Orient ces dernières années. Il ne saurait être question de dire aujourd’hui qui a tord et qui a raison, ni qui du Hamas ou de l’État d’Israël a le plus de légitimité pour user de la violence. Les deux acteurs sont encrés dans un désaccord vieux de plus de 50 ans autour de la question des frontières sinon de l’existence de l’État d’Israël.
C’est évidemment le Hamas qui a organisé cette guerre en dénonçant la trêve et en lançant des roquettes sur Israel. Il l’a fait au mépris de la population qui vit à Gaza et qui est bien entendu la première victime du comportement de ces deux acteurs. Israël a bien sur le droit à voir sa sécurité garantie mais cependant, il ne faut pas oublier que la sécurité n’est pas quelque chose d’inné, c’est un acquis. Et pour acquérir cette sécurité et se légitimer auprès de ses voisins, Israel aurait du se comporter différement aujourd’hui et par le passé.
L’État hébreu a essayé d’empêcher ce qui exister de l’autorité palestinienne et a asphyxier les territoires de Gaza. Il a également trop souvent surréagi face aux menaces contre sa sécurité. Je crois que c’est Kissinger qui disait que la sécurité absolue d’un Etat, c’est l’insécurité absolue pour tous les autres.
Les coupables de ce conflit sont nombreux ; ils sont en Israel, ils sont dans les territoires palestiniens. C’est aussi la Communauté Internationale coupable de n’avoir pas réussi à créer un Etat Palestinien viable, capable de négocier avec Israel sur ces questions de frontières. Tant qu’il n’y aura pas une volonté de dialoguer et de négocier de la part des deux acteurs, les populations palestiennes continueront à être les victimes de ces violences.


