Adeline Hazan a manifesté, dés le début de son mandat, son souhait de construire une “cité administrative” à Reims. En réalité, il y a deux dossiers à distinguer dans ce grand déménagement prévu pour 2012. Cette opération serait une opération blanche puisque la vente des anciens sites financerait la “cité administrative”.

Tout d’abord, l’opération de “regroupement” est évidemment une bonne idée puisqu’il consiste en un rassemblement de tous les services de la Mairie en un seul lieu. Aujourd’hui, la Mairie est éparpillée sur toute la ville, sur environ soixante sites. Cela poserait des problèmes de temps et d’argent pour les agents municipaux même si il me semble qu’à une époque où on utilise très bien Internet et le téléphone, cet argument est peu viable. A l’inverse, il est certain que la création d’un guichet unique sera pour l’usager un gain de temps.

Ensuite, l’équipe d’Adeline Hazan semble vouloir quitter l’hôtel de ville et donc transférer le pouvoir politique dans cette cité administrative. Je suis totalement opposé à ce transfert. Car, je suis attaché à ce magnifique bâtiment construit en 1627 et symbole du pouvoir politique. L’hôtel de ville de Reims est situé au centre de notre ville et concentre de nombreux bureaux très fonctionnels. Il ne faut pas oublier de prendre en compte la dimension symbolique et culturelle du lieu. Il représente l’importance l’ancrage de la démocratie municipale et son importance pour tous. Aucun bâtiment moderne ne pourra l’égaler.

Il est parfaitement possible de regrouper les services au public dans un même lieu et de concentrer à l’hôtel de ville le pouvoir politique. L’équipe d’Adeline Hazan envisage deux lieux pour cette opération : sur le terrain de la Sernam (à côté du pont de l’avenue de Laon) ou sur le pont de Vesle, à la place du garage Renault. Ces deux lieux auraient l’avantage d’être sur le tracé du futur tramway mais ils seraient excentrés. Alors, oui au regroupement pour rationaliser et réduire les couts mais non à l’abandon de l’hôtel de ville comme siège du pouvoir politique.