
Je suis septique face aux réflexions engagées sur le chèque transport. Le Premier Ministre veut en effet réduire les couts des trajets domicile-travail dans un contexte de ralentissement économique. Les partenaires sociaux sont censés proposer des préconisations sur cette nouvelle aide. Le gouvernement semble la concevoir comme une aide financée par les entreprises avec l’aide de l’Etat et apparaissant sur la fiche de paie.
Ce chèque transport n’est pas convaincant parce qu’il manque de cohérence et qu’il peut être comparé à une bouée de sauvetage à laquelle François Fillon se raccroche. Adopter cette nouvelle aide serait créer une autre branche à l’arbre bureaucratique de notre système social. De plus, je rejoins Laurence Parisot, Présidente du MEDEF : “Ou il s’agit d’un complément de salaire et il faut en discuter au niveau de l’entreprise voire de la branche. Ou c’est une aide sociale pour tous et elle est prise en charge par l’Etat“.
Ainsi, je crois que si dans certaines branches, dans certaines professions, dans certaines métropoles ou pour des cas individuels, le besoin d’une aide pour le transport se fait ressentir, un accord doit se négocier au cas par cas. Et, créer une nouvelle aide n’est pas la meilleure chose à faire dans un Etat où les finances publiques sont dans un état dramatique.
Il faut également préciser que les entreprises financent déjà les transports en commun dans les villes de plus de 20 000 habitants pour le versement transport.
Enfin, le gouvernement souhaiterait que cette aide incite au développement des transports collectifs. Pourquoi pas à condition bien sur d’utiliser les surplus de la TVA sur les carburants. Mais il me semble que le gouvernement a d’autres idées et d’autres manières de communiquer pour rassurer les Français sur les réformes en cours et sur le contexte économique difficile.



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