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L’Union Européenne est une déviance par rapport à notre manière de faire de la politique. Et pourtant, je suis profondément pro-européen. A ce jour où la France va présider l’UE, il est important d’établir de nouvelles bases et de nouvelles méthodes à la construction européenne.
Trop souvent, l’Union Européenne est présentée comme un concept qui ne peut être compris par les peuples. Elle est définie par des arguments géopolitiques et économiques que seuls les hauts dirigeants peuvent comprendre. C’est une absurdité politique et une attitude détestable.
Nous ne ferons pas l’Europe sans les peuples. Et les arguments qui tendent à démontrer que c’est un enjeux trop compliqué sont faux. Il faut expliquer l’Europe, l’espoir que ce continent représente, les atouts que nous pouvons en tirer et surtout ce que nous voulons en faire. Nous devons être cohérents et transparents. Nos dirigeants politiques européens doivent déterminer les frontières politiques et géographiques de l’Union Européenne et communiquer dessus.
Cela implique de ne pas intégrer la Turquie dans l’UE car elle n’offre pas une cohérence géographique avec le reste de notre continent. Cela suppose d’avoir un véritable projet et un débat politique sur l’Europe que nous souhaitons. Si nous allons vers une Europe fédérale, il faut dessiner ce projet, l’expliquer aux peuples et le faire approuver.
Sans ces éléments, nous nous dirigeons vers d’autres victoire du NON aux référendums européens, à d’autres baisses de participation aux élections européennes. Et ceux qui refuseront de construire l’Europe avec les peuples auront une part de responsabilité dans la destruction du rêve européen.


