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Nicolas Sarkozy est en ce moment l’invité de RTL, entouré de Christophe Hondelatte, Jean-Michel Apathie et Alain Duhamel. Le Président de la République est revenu sur l’augmentation du prix du baril de pétrole et sur la situation économique de la France. Il a souhaité montrer la cohérence de sa politique économique.
Il a proposé différentes initiatives sur l’augmentation du prix du baril comme la création d’un fond pour aider les français les plus modestes grâce à l’augmentation des recettes de TVA.
Il a rappelé sa volonté d’instaurer davantage de concurrence en France pour libérer le pouvoir d’achat, son souhait de doubler les possibilités d’intéressement. Il souhaite également proposer à ces partenaires européens une baisse de la TVA sur le disque et sur les énergies renouvelables.
Il est déterminé à conserver les 35h comme durée légale du travail, notamment à cause de seuil de déclenchement des heures supplémentaires.
Nicolas Sarkozy a rejeté la proposition de Laurence Parisot d’augmenter l’âge de départ à la retraite, notamment parce que cet élément n’était pas dans son projet présidentiel.
Le Président de la République a été crédible et cohérent sur l’Education Nationale en France. Il a expliqué que la politique du quantitatif n’ayant pas été efficace puisqu’au fur et au mesure de la baisse du nombre d’élèves, nous avons continué à embaucher des professeurs. Il souhaite donc une Education Nationale avec davantage de qualité.
Il a annoncé des mesures pour rénover le RER A et en particulier à résoudre un problème de gouvernance autour de son projet du Grand Paris.
Cette interview a montré un Président de la République déterminée et il a présenté sa première année et ses projets dans une vision cohérente. Il a rappelé qu’il sera juger dans 4 ans et qu’il n’a pas pour rôle de gérer les sondages.

Le Président de la République sera sur RTL de 7h30 à 8h30 ce mardi matin, interrogé par Jean-Michel Apathie, Alain Duhamel et Christophe Hondelatte.

Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP s’est prononcé pour la suppression de la durée légale du travail. Celle-ci est de 35 heures depuis 10 ans. Alors cette annonce a eu l’effet d’un couac dans la majorité puisque le gouvernement n’est pas d’accord avec cette revendication. Patrick Devedjian refuse de parler d’un désaveu parce que le Parti majoritaire doit être l’avant garde des idées portées par le gouvernement.
Alors, je pense que ce n’est pas un couac au sens strict du terme parce que le rôle d’un Parti politique est de faire progresser le débat même lorsque le gouvernement en est issu. Un Parti représente des idées et un mouvement tandis qu’un gouvernement est celui de tous les français. C’est la raison pour laquelle il est tout à fait normal que se crée une avant garde… même si il me semble que depuis qu’il est aux responsabilités, Nicolas Sarkozy ne conçoive pas forcément le Parti politique comme cela.
Je suis tout à fait favorable à la suppression de la durée légale du travail parce que je suis pour que l’État mette en place uniquement une durée de travail maximum. Je pense que dans une Démocratie moderne, les représentants des salariés doivent pouvoir négocier à l’intérieur de l’entreprise la durée de leur temps de travail. C’est absolument nécessaire parce que ces critères doivent être définis en fonction de la situation économique de l’entreprise mais surtout de la situation sociale. Les différentes branches pourraient ainsi s’adapter à la pénibilité de l’emploi.

Hier soir, j’ai payé le plein de gazole 1,39€… ces augmentations commencent à être très inquiétantes pour notre pouvoir d’achat…

Il semble qu’Adeline Hazan fasse de la résistance contre le service minimum dans les écoles à Reims. Notre ville ne fait pas partie des communes l’ayant mis en place. Dommage pour les familles rémoises…
cf : liste des communes assurant un service minimum d’accueil

Les syndicats lycéens et enseignants sont scandalisés par la suppression de 11 200 postes prévue à la rentrée 2008. Je suis pour ma part très choqué par les 23 000 enseignants qui n’ont pas d’élèves. Un enseignant sur 4 a ainsi bénéficié d’une décharge de service. Ces décharges me paraissent injustifiées. Elles peuvent ainsi concerner une heure par semaine pour les professeurs de terminale en raison de la préparation du bac, les professeurs de géographie et de biologie pour ranger et organiser le matériel. Il y a également les décharges syndicales…
Pour l’année 2006-2007, un enseignant sur quatre a bénéficié d’une décharge de service.
Un rapport de l’inspection générale de l’Education Nationale a montré que cela coute au contribuable 1,65 milliards d’euros (hors décharges syndicales).
Il y a également le cas des professeurs remplaçants qui n’ont pas d’élèves. Ils ne représentent “que” 11 400 postes.
C’est la raison pour laquelle les revendications actuelles sont injustifiées et cela prouve que le problème de l’enseignement n’est pas quantitatif mais qualitatif. Et je salue me courage de Xavier Darcos de dénoncer ces imperfections contre les conservatismes.






