
Voilà un an, Nicolas Sarkozy était en tête au premier tour de l’élection présidentielle et les médias font cette semaine le bilan de sa première année à la tête de l’Etat. Le 6 Mai 2007, il avait remporté l’élection à 53% des suffrages exprimés. Un an plus tard, les enquêtes d’opinion montrent une insatisfaction des français. Le sondage IFOP de dimanche le créditait de 36% d’opinions positives, c’est à la fois son plus mauvais sondage et en même temps le plus mauvais de tous les Présidents de la V République.
Alors, il est vrai que cette première année de présidence Sarkozy est critiquable. D’abord, à cause de ce que l’on a appelé la “peoplisation”. Ensuite, à cause de son comportement ; Nicolas Sarkozy était un candidat professionnel et il met du temps à être un Président professionnel. Enfin, il y a le spectacle donné par la majorité, la cacophonie au gouvernement, la mauvaise communication sur les projets, les dissensions au Parlement…
J’ai été souvent critique sur Nicolas Sarkozy parce que je tiens à ma liberté de parole mais aussi parce je crois que les critiques positives ne peuvent que contribuer à l’amélioration. Pourtant, je ne veux pas que l’on oublie que le bilan de cette première année de présidence n’est pas mauvais. Je ne veux pas que l’on oublie la loi sur le Travail et le Pouvoir d’Achat et en particulier sur les heures supplémentaires, ni la loi sur l’autonomie des Universités. L’ouverture fait partie de ce bilan positif avec un an après, des Ministres venus de la gauche qui sont toujours au gouvernement. Il y a aussi cette nouvelle manière de travailler avec les syndicats, qui donne des résultats très intéressants comme sur le contrat de travail ou sur la représentativité. Je pense aussi au Traité simplifié, qui a débloqué institutionnellement l’Europe. Et aussi la révision générale des politique publiques car enfin un gouvernement a le courage de lutter contre le déficit.
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En un an, jamais un Président de la République n’a créé autant de débats, autant de réformes. Et comme le remarquait Franz Olivier-Giesberg, celles ci ont été plutôt bien accueillies dans l’opinion. Il faut également remarquer que le Premier Ministre François Fillon est à 52% de bonnes opinions. Ce qui signifie que le travail du gouvernement n’est pas jugé de manière négative.
J’ai confiance en Nicolas Sarkozy pour continuer ses réformes. L’impopularité et l’absence d’élection jusqu’en 2010 lui laissent le champ libre pour travailler de manière sereine.
Un dernier mot sur Olivier Besancenot qui affirme que la première année de Sarkozy a été “une machine à remonter le temps”… c’est un comble dans la bouche de quelqu’un qui veut faire la révolution.



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