Le microcosme politique a engagé cette semaine un nouveau dialogue de sourds à propos d’un éventuel plan de rigueur qui serait dans les tiroirs du gouvernement. Certains dirigeants socialistes avaient mis beaucoup d’énergie à alerter les français qu’un plan de rigueur allait leur tomber dessus au lendememain des élections municipales.

Avant de débattre sur ce plan de rigueur, il convient de savoir de quoi les dirigeants politiques parlent. Un plan de rigueur, dans le jargon politique, c’est une augmentation d’impôts et une baisse drastique de la dépense publique pour lutter contre l’inflation et le chômage. Ce sont des termes qui ont laissé de mauvais souvenirs aux Français et c’est la raison pour laquelle les socialistes en accusent le gouvernement.

Le souhait du gouvernement, c’est d’être rigoureux sur le plan des dépenses publiques. Et ce n’est pas un plan de rigueur dans le sens où il n’y aura pas d’augmentation d’impôt. Ce n’est pas un plan de rigueur dans le sens où il s’agit de rationaliser la dépense publique. D’après Le Monde daté d’aujourd’hui, le gouvernement s’apprête à annoncer une économie de 6 à 7 milliards d’euros, ce qui me paraît être une bonne réponse au problème du déficit et de la dette publiques. Cela se fera par une révision des politiques publiques dont nous connaitrons les détails demain.

Enfin, ces économies ne sont pas des surprises. En effet, pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait affirmé sa volonté d’assainir les finances publiques et nous avons des engagements à respecter vis à vis de l’Union Européenne.