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Le Ministre du travail Xavier Bertrand reçu hier les partenaires sociaux pour leur remettre le texte d’orientation sur la réforme des retraites. Comme toujours dans notre Démocratie, les syndicats sont hostiles à cette nouvelle réforme.
Pour ceux qui veulent sauver le régime de retraite par répartition, ce qui n’est pas mon cas, il est indispensable d’augmenter la durée de cotisation. Car, l’espérance de vie augmente et le nombre d’années de retraites versées augmente donc en même temps. Et aussi parce que la situation de l’emploi dans notre pays n’étant pas très brillante, les cotisations s’en ressentent.
Le gouvernement veut ainsi présenter un texte dont certains points son très positifs. Il s’agit de la suppression de la limite d’âge et des mises à la retraite d’office. Il y aura un assouplissement du cumul emploi retraite ; le plafond de revenus disparaitra à condition d’avoir une retraite à taux plein. L’âge de la dispense de recherche d’emploi sera légèrement relevée Ce sont des mesures très positives car elles suppriment tout un tas de dispositions qui privilégiaient la retraite au travail. Car la pré-retraite est une très mauvaise solution.
Je trouve que c’est également une très bonne chose que le gouvernement n’impose aucun dispositif sur la pénibilité du travail. Il est vrai que la négociation patine depuis 5 ans mais je ne crois pas que ce serait une bonne solution d’instaurer arbitrairement de nouveaux régimes spéciaux. Il faut que les salariés qui ont un travail plus pénible que d’autres puissent partir plus tôt à la retraite mais ce n’est pas au gouvernement de l’imposer.
Conformément aux engagements de Nicolas Sarkozy, le minimum vieillesse sera revalorisé de 25% d’ici à 2012.
Je ne l’écrirai sans doute jamais assez mais je reste favorable à l’introduction d’un système de retraite par capitalisation pour laisser la liberté à tous de cotiser comme il le souhaite et de choisir la date de sa retraite. Ce système pourrait exister avec un complément de solidarité par répartition.

C’était une intervention longue et sans scoops qui ne servait pas à grand chose. C’était un bilan, une explication, un cap et une pédagogie. Sur le fond, le Président de la République a clairement affiché ce qu’il considère comme un bon bilan. Il pense, et je suis en accord avec lui, qu’il a engagé des réformes nombreuses et synonymes de rupture. Il pense que sa Présidence est différente des précédentes et qu’il a réveillé notre nation. Il a apporté son soutien et sa détermination à toutes les réformes en cours et il s’est engagé à continuer avec comme seul objectif : le rendez vous de la fin de son quinquennat. Il a fait des retours sur ses premières réformes et en particulier sur la loi sur le Travail et le Pouvoir d’Achat. Sur ce dossier par exemple, il a fait un véritable travail de pédagogie.
Sur la forme, son style a changé. Il a adopté une position défensive face aux mauvais sondages et aux problèmes internes à la majorité. Il a fait son mea culpa sur certaines choses et a reconnu sa responsabilité sur d’autres.
Les émissions politiques qui ont suivi son intervention étaient décevante. C’était des commentaires sur la forme et encore sur la forme ; comme si notre vie politique ne se résumait qu’à cela.

Voilà un an, Nicolas Sarkozy était en tête au premier tour de l’élection présidentielle et les médias font cette semaine le bilan de sa première année à la tête de l’Etat. Le 6 Mai 2007, il avait remporté l’élection à 53% des suffrages exprimés. Un an plus tard, les enquêtes d’opinion montrent une insatisfaction des français. Le sondage IFOP de dimanche le créditait de 36% d’opinions positives, c’est à la fois son plus mauvais sondage et en même temps le plus mauvais de tous les Présidents de la V République.
Alors, il est vrai que cette première année de présidence Sarkozy est critiquable. D’abord, à cause de ce que l’on a appelé la “peoplisation”. Ensuite, à cause de son comportement ; Nicolas Sarkozy était un candidat professionnel et il met du temps à être un Président professionnel. Enfin, il y a le spectacle donné par la majorité, la cacophonie au gouvernement, la mauvaise communication sur les projets, les dissensions au Parlement…
J’ai été souvent critique sur Nicolas Sarkozy parce que je tiens à ma liberté de parole mais aussi parce je crois que les critiques positives ne peuvent que contribuer à l’amélioration. Pourtant, je ne veux pas que l’on oublie que le bilan de cette première année de présidence n’est pas mauvais. Je ne veux pas que l’on oublie la loi sur le Travail et le Pouvoir d’Achat et en particulier sur les heures supplémentaires, ni la loi sur l’autonomie des Universités. L’ouverture fait partie de ce bilan positif avec un an après, des Ministres venus de la gauche qui sont toujours au gouvernement. Il y a aussi cette nouvelle manière de travailler avec les syndicats, qui donne des résultats très intéressants comme sur le contrat de travail ou sur la représentativité. Je pense aussi au Traité simplifié, qui a débloqué institutionnellement l’Europe. Et aussi la révision générale des politique publiques car enfin un gouvernement a le courage de lutter contre le déficit.
…
En un an, jamais un Président de la République n’a créé autant de débats, autant de réformes. Et comme le remarquait Franz Olivier-Giesberg, celles ci ont été plutôt bien accueillies dans l’opinion. Il faut également remarquer que le Premier Ministre François Fillon est à 52% de bonnes opinions. Ce qui signifie que le travail du gouvernement n’est pas jugé de manière négative.
J’ai confiance en Nicolas Sarkozy pour continuer ses réformes. L’impopularité et l’absence d’élection jusqu’en 2010 lui laissent le champ libre pour travailler de manière sereine.
Un dernier mot sur Olivier Besancenot qui affirme que la première année de Sarkozy a été “une machine à remonter le temps”… c’est un comble dans la bouche de quelqu’un qui veut faire la révolution.

D’après un sondage IFOP à paraître dans le JDD et réalisé dans la semaine du 10 au 18 avril, Nicolas Sarkozy perd un point de popularité (par rapport à avril) à 36% d’opinions favorables. François Fillon perd 6 points à 52% de satisfait.
C’est le résultat de deux semaines de cafouillages et d’annonces impopulaires.

Le Député Hervé Mariton était aujourd’hui l’invité des Grandes Gueules sur RMC. J’ai été impressionné par sa liberté de ton et je me suis reconnu dans le sens qu’il veut donner à l’action publique.
Voilà! Je ne dis rien de plus, c’était simplement un coup de cœur mais je vous invite à écouter un extrait sur RMC.

Après une nouvelle cacophonie dans la majorité, un décret modifiant les allocations familiales sera bien publié. Je ne conteste pas du tout le fond des modifications apportées mais la forme. Comme le signalent certains députés, il y a un problème de communication au gouvernement. Ainsi, la moindre des choses serait d’annoncer le projet en détail, d’expliquer les nouvelles dispositions et d’en montrer la cohérence. C’est à dire pourquoi ces changements et quelle politique familiale le gouvernement souhaite-il mettre en place?
Le Décret repousse donc la majoration des allocations familiales à l’âge de 14 ans. Aujourd’hui, l’allocation familiale est majorée de 34€ à 11 ans et de 60€ à 16 ans.
Selon la Caisse Nationale des Allocations Familiales, cette disposition représente une économie de 138 millions d’euros par an. Nadine Morano a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une baisse des aides et que le gouvernement allait redéployer les aides aux familles par le droit de garde d’enfant.
Il me semble qu’il est urgent que le gouvernement communique sur la politique familiale qu’il veut mettre en place. J’ai toujours été sceptique sur les allocations familiales car je pense qu’il est plus utile et moins démagogique d’utiliser cette argent pour investir dans des structures comme les crèches et les bourses d’étude. Je préférerais en effet des aides en nature plutôt que des aides financières.

A partir de jeudi, le ministère de l’emploi va consulter les partenaires sociaux au sujet d’une réforme de l’assurance chômage. Il s’agit en fait de définir des droits et des devoirs pour l’indemnisation des demandeurs d’emploi. Ainsi, il s’agirait de durcir l’indémnisation des chômeurs ayant refusés des offres d’emploi valables. Beaucoup de questions se posent sur le “valable”. D’après Bercy, un emploi valable est à moins de deux heures de trajet du domicile de demandeur et est rémunéré à au moins 70% du salaire antérieur. Laurent Wauquiez parle également d’une offre faite dans le prolongement de ce que le demandeur a fait avant.
En contrepartie, le “sur mesure” serait développé pour aider les demandeurs d’emploi.
Je suis favorable à cette évolution car je pense que toute aide sociale doit s’accompagner de devoirs. Et parce que je crois que les revenus du travail doivent toujours être privilégiés par rapport aux revenus de l’assistance. Cependant, même si il y a 500 000 offres d’emploi non pourvues en France, il ne faut pas pointer du doigt les chômeurs. Il y a sans doute un problème d’efficacité dans l’accompagnement des chômeurs mais aussi un problème de formation professionnelle. Ce sont des aspects qu’il conviendrait de mettre en place pour que la nouvelle politique de l’emploi soit efficace.

J’étais hier soir en spectateur Conseil Municpal de Reims où la séance était consacrée au budget primitif de la ville. Il y a beaucoup de choses à dire sur ce budget qui n’est pas vraiment celui de l’actuel majorité, puisque qu’il dépendait en grande partie des arbitrages faits par l’équipe sortante. Je vous invite à lire l’intervention de Catherine Vautrin sur ce budget.
Je souhaiterais tout de même faire un commentaire sur l’augmentation des indemnités du Maire, de ses adjoints et des conseillers municipaux. Cette hausse est d’ailleurs de 36% pour les adjoints. Il est tout à fait normal que les élus soient indémnisés car ce sont des fonctions qui représentent beaucoup de travail. Et je suis sur que pour la majorité des adjoints, il faut plus d’un mi-temps pour faire ce travail. Les indémnités, c’est une question de Démocratie car il faut permettre à tous de pouvoir être élu et pas seulement à ceux qui ont une situation confortable.
Pourtant, cette augmentation des indémnités est maladroite. Tout comme je trouvais maladroite celle du salaire du Président de la République. Car cela donne une mauvaise image de la politique, cela montre une majorité qui augmente ses indémnités pendant que les Français sont inquiets de leur pouvoir d’achat et pendant qu’elle prône la rigueur sur le budget municipal.

Pendant sa campagne, Adeline Hazan avait promis de ne pas augmenter les impôts des Rémois. Il y aura pourtant une augmentation de 1,6%. L’Etat a en effet augmenté les bases d’imposition de 1,6% et même si Madame le Maire n’a pas augmenté les taux, les impôts augmentent. Et la Mairie sera la bénéficiaire de ces 1,6% supplémentaires.
Si Adeline Hazan avait vraiment voulue ne pas augmenter les impôts, il aurait fallu baisser les taux pour arriver à une augmentation de 0%…
…

Le couple exécutif baisse dans les sondages…Le Président de la République perd 3 points et 38% des personnes interrogées se disent satisfaites de son action. Le Premier Ministre en perd 4, à 51% de personnes satisfaites. Ce sondage Opinion Way pour le quotidien Métro a été réalisé du 10 au 12 avril 2008… au moment du grand cafouillage gouvernemental autour de la carte “famille nombreuse”.


