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La baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages se poursuit, c’est ce que montre un sondage Ipsos à paraître dans le Point jeudi. Seuls 39% des français auraient une opinion favorable de Nicolas Sarkozy. Son élection était un espoir, celui d’installer un Président qui ne serait pas impopulaire et qui ferait de la politique d’une autre manière.
L’état de grâce a duré longtemps, mais les Français sont déçus, ne nous le cachons pas. La campagne présidentielle a fait naître beaucoup d’espoirs en la politiques et nous sommes impatients. Nicolas Sarkozy voulait être le Président du pouvoir d’achat et il a avoué que ce n’est pas une chose facile. Je crois qu’il n’y a pas une politique de pouvoir d’achat, cela n’existe pas. Il n’y a que des politiques de loffre et de la demande. J’ai toujours confiance en Nicolas Sarkozy sur ce sujet, mais il faudra encore du temps pour en voir les effets et je pense qu’il faut le laisser continuer ses réformes.
Le bilan des premiers mois de Nicolas Sarkozy est un bon bilan. La réforme des régimes spéciaux, la détaxation des heures supplémentaires, la quasi-fin des droits de succession, le paquet fiscal, la première réforme des universités… un bon bilan avec un rythme de réformes soutenu. Mais est ce que le tableau n’est pas gâché par le comportement du Président?
Personne ne peut dire si avec sa vie privée, il a simplement voulu se montrer en Président décomplexé ou si il a voulu se donner l’image d’un nouveau Kennedy. Dans tous les cas, le résultat a été mauvais. Les Français voulaient voir le Président au travail à l’Elysée et non en vacances avec Carla Bruni, ils veulent entendre parler de débats politiques et de grandes réformes et non de son mariage.
Cette mise en avant (ou mise en scène) de sa vie privée a crée un voile autour d’une conception de sa fonction que je trouve être un progrès et autour de réformes que je trouve importantes.
Lorsque nous avons élu Nicolas Sarkozy, nous voulions un Président qui ne reculerait pas devant les corporatismes. Il a montré le contraire avec les pêcheurs et les chauffeurs de taxi. Mais pouvait il vraiment faire autrement ?
Enfin, cette baisse dans les sondages n’est pas inéluctable ; il serait faux de penser que Nicolas Sarkozy est condamné à rester sous la barre des 50%… il reste plus de 4 ans ! 4 ans de réformes, de modernisation et de réussites.


