David Martinon va renoncer aujourd’hui à devenir Maire de Neuilly-sur-Seine. Il semble analyser la situation comme une attaque du clan anti-cécilia. Le porte-parole de l’Élysée retire sa candidature sous la pression du Président de la République qui l’avait lui-même adoubé.

Même si le futur ex-candidat tente de faire passer son retrait pour une logique de clan à l’intérieur du Palais présidentiel, c’est pour mieux masquer un échec. L’échec de son parachutage, qui n’a pas été accepté ; l’échec de sa campagne marquée par de multiples bourdes. Si le chef de l’Etat lui a demandé de retirer sa candidature, c’est que selon les sondages, il n’était pas le bon candidat. Trois sondages commandés par l’Élysée pronostiquaient son échec au second tour.

Je ne suis pas favorable à l’action politique guidée par les sondages. Pourtant, le cas Martinon montre qu’il faut cesser cette pratique des parachutages. Mettre et démettre des candidats à la manière d’un jeux de société, c’est prendre l’électeur pour un imbécile. Cela fait partie de la dimension moral qui devrait faire partie de la politique.