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La visite de Khadafi en France a créé quelques turbulences au sein du gouvernement comme à l’intérieur du Palais Bourbon. Car, au fond, le problème est que l’une des promesses de campagne du candidat Nicolas Sarkozy était de faire de la France une “République irreprochable”, c’est à dire de mettre fin aux pratiques de Jacques Chirac en politique exterieur.
Avec l’exercice de sa fonction de Président de la République, cet engagement s’est révélé impossible à tenir. On l’a constaté avec la Russie de Vladimir Poutine et avec le Colonel Khadafi. Car, le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicolas Sarkozy cherche à avoir de bonnes relations avec le dictateur déguisé en démocrate en Russie et avec le preneur d’otage international de Lybie.
Je dois dire que je suis satisfait du fait que le Président ait renoncé avec cette promesse de campagne. Je crois en effet qu’en politique extérieure, seuls le réalisme et le pragmatisme comptent. A la fois pour garantir la paix et la stabilité dans les relations internationales, pour développer notre commerce extérieur, et pour diffuser nos idées; il faut avoir des relations avec des dicateurs et avec des carricatures de démocratie. Il me semble que la Démocratie est un régime qui ne concerne pas la majorité des Etats du globe et nous ne pouvons pas nous isoler des autres peuples. Ce serait même un crime.
De même, avec Nicolas Sarkozy, nous avons de meilleures relations avec les Etats Unis, la plus grande démocratie du monde qui pratique la torture de manière abominable à Guantanamo, l’un de ses zones de non droit.
Je suis opposé à l’idéalisme en matière intenational car il conduit à des horreurs comme la guerre en Irak.
Je crois qu’il faut donc garantir un Démocratie et une République irréprochable à l’intérieur de nos frontières et tolérer les régimes des autres peuples tant que des relations diplomatiques peuvent être maintenues. Il faut laisser les peuples choisir et se determiner.


