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Je suis totalement d’accord avec la Présidente du MEDEF Laurence Parisot pour qui le problème du pouvoir d’achat est la conséquence d’une trop faible croissance. Car, pour pouvoir verser des salaires plus élevés, pour donner aux entreprises la possibilité de baisser les prix, il faut fabriquer des richesses et donc créer de la croissance. C’est une démonstration très logique qui consiste à dire que pour pouvoir distribuer, il faut déjà qu’il y ait quelque chose.
Sur ce point, je suis impatient de voir voter le projet de loi issu des conclusions de la commission Attali sur la liberation de la croissance. Car, en général, son rapport était très cohérent et allait dans le bon sens. Le projet de loi sur la réforme de la distribution de Luc Chatel va également dans le bon sens. Ce texte a pour but de développer la concurrence au service des consommateurs et de relancer la consommation grâce à la baisse des prix dans les grandes surfaces. Ainsi, il propose d’intégrer les marges arrières (somes versées par les fournisseurs pour la promotion de leurs produits) dans le calcul du seuil de vente à perte. Il impose donc en plus un seuil de vente à perte, mais très restrictif dans la grande distribution.
C’est un pas important dans la politique de pouvoir d’achat que veut mener le gouvernement, même s’il faudra aller plus loin. Mais je suis opposé à la création de nouvelles mesures d’aide aux ménages car ce serait l’instauration d’un nouvel assistanat et cela contribuerait à creuser la dette publique et à handicaper la croissance. Car, notre croissance, il faut la liberer et faire sauter ses verrous en utilisant le temps de travail, la concurrence et la baisse des prélévements obligatoires.


