Au fur et à mesure que la grève est reconduite à la SNCF et à la RATP, un argument semble de plus en plus mis en valeur. C’est celui qui consiste à dire que la réforme des régimes spéciaux de retraite est une remise en cause du contrat que les salariés ont signés. Tout comme cette grève est un conflit du n’importe quoi, cet argument ne tient pas la route. Nous vivons dans une Démocratie où il y a une système de solidarité par répartition qui est sans cesse appelé à évoluer en fonction de la démographie et de la santé économique de notre pays. Alors, cet argument est faux et heureusement parce qu’avec ce type de raisonnement, on refuse pratiquement toute réforme. Et, dans ce cas, cet argument serait aussi valable pour les salariés du privé.

Cette réforme des régimes spéciaux est juste parce qu’elle instaure l’égalité de tous devant la retraite. Et, la seule chose qui devrait être négociable, c’est une redéfinition des métiers pénibles. Mais, si cette discussion semble aujourd’hui impossible, c’est à cause des syndicats qui considèrent que tous les salariés qu’ils représentent ont un métier pénible. Cette grève est celle du n’importe quoi parce qu’elle est, au, fond illégitime et les syndicats partent , de fait, affaiblis.

Ce nouveau conflit est révélateur de problèmes dans notre Démocratie. D’une part, le problème de la représentation syndicale et d’autre part, celui du droit de grève, qui altère un autre droit non négligeable qui est celui de travailler.

Enfin, ce conflit social semble être celui d’une “minorité” (?) d’extrême gauche qui semble être incarnée par les syndiacts SUD, tout comme dans les Universités avec la Conféderation Etudiante. Alors, si les AG dans les entreprises publiques sont aussi démocratiques que les AG de fac, il n’est pas étonnant que la grève soit sans cesse reconduite.

Vivement la fin de la grève, le service minimum, les réformes et le vote à bulletin secret dans les entreprises et dans les facs en cas de conflit!